Sa langue vint à ma rencontre, et nous nous unirent pour un baiser long et appuyé. Je sentais une chaleur moite m?envahir, tandis qu?au milieu de mon corps, mon sexe devenait dur à m?en faire mal. Valérie s?était allongée à son tour, nous regardant intensément, tandis que sa main était remontée le long de la cuisse nue de sa s?ur, sous la chemise de nuit.
Lorsque nos lèvres se désunirent, mon c?ur battait à un rythme proche de l?explosion, mon estomac n?était plus qu?une boule compacte, cachée dans un repli de mon corps, et mes oreilles étaient en feu. Marie Hélène me sourit, et je pris ce sourire pour une invite. J?avançais ma main vers son visage, et me penchais a nouveau, lorsqu?elle posa un doigt sur ma bouche.
_ Ce n?est pas moi qui ai envie de toi, Gabriel.
Valérie était a genoux en face de nous, attentive. Sa s?ur, se dressa, et alla se placer derrière elle. D?un geste vif, que rien ne laissait prévoir, Marie Hélène se saisit de la chemise nuit de sa s?ur, et la fit passer pardessus sa tête. Valérie se trouva là, devant moi, vêtue seulement d?une culotte blanche, m?offrant deux petits seins ronds et fermes, ornés d?un téton rosé. Marie Hélène était revenue vers moi, passant sa main derrière mon cou.
_ Caresse là, elle aime ça.
Comme si il s?agissait d?un signal convenu entre elles, Valérie posa sa tête sur mes genoux, lovant son corps jeune et souple contre le mien. Je posais une main hésitante sur un sein, me penchant sur ses lèvres, pour goûter enfin à la préférée de mes cousines.
Nous étions là, suspendus dans le temps, et ma main se mit à courir sur cette peau chaude et souple. Elle, immobile et tendue, moi avide des sensations qui envahissaient mon esprit. J?avais l?impression de ressentir tous les frissons que ma caresse faisait naître sur cette peau si fine qu?elle en semblait translucide.
J?avais envie de l?avoir toute à moi. De toucher ce corps émouvant par toutes les fibres de mon être. J?ôtais prestement ma veste de pyjamas, repoussait les couvertures qui couvraient mes jambes, pour me coucher contre elle. Je pressais ma poitrine, mon ventre contre le sien, ce sexe dur et tendu, dans mon pantalon, gardé pudiquement, contre la petite culotte blanche. Ma bouche repartit à l?assaut, tandis que mes mains caressaient son visage, se noyaient dans ses cheveux.
J?avais rêvé cet instant maintes fois, répétant à l?infini les gestes que soudain, ma mémoire occultait, pour se perdre dans une brume épaisse et confuse. Valérie était à moi, enfin, et cela me faisait peur. Pourtant, je m?enhardissais, de son visage, mes mains descendirent vers sa poitrine, jouant un instant avec un téton dur et tendu. Elle frissonnait, poussait des petits cris, étouffés par mes baisers. Ses bras s?étaient refermés sur moi, enfonçant ses ongles dans mon dos, me pressant contre elle.
J?avais envie d?aller plus loin, d?accéder enfin à ce mythe féminin, toucher à l?extase, et la posséder pleinement.
Mais mes gestes étaient figés, incapables d?aller au delà de l?élastique qui barrait son ventre plat, à peine irisé d?un velours imperceptible.
Je quittais ses lèvres pour embrasser son visage, descendre sur son cou, atteindre enfin ce bout de téton rosé, que j?avalais goulûment. Valérie se raidit, comme sous l?impulsion d?une décharge électrique, et de mon dos, ses mains glissèrent sur ma nuque.
J?avais oublié la présence de Marie Hélène, tout à la découverte de sa s?ur. Tout d?un coup, je sentis une troisième main caresser mon dos, tandis qu?une autre venait se saisir du second téton de Valérie. Surpris, j?abandonnais le corps de ma cousine, pour m?écarter un peu, et regarder les deux s?urs.
Marie Hélène s?était mise nue, entièrement. Elle m?offrait un corps à la peau d?une blancheur diaphane, des seins lourds, aux larges auréoles brunes, et une touffe de poils pubiens, entre le roux et le blond.